Mon corps, mon allié: apprendre à l'écouter avant qu'il ne crie
Voici la transcription du premier épisode du podcast
Pour l'écouter: Episode 1
Mon corps, mon allié – apprendre à l’écouter avant qu’il ne crie
Introduction
*« Bonjour et bienvenue dans ce tout premier épisode du podcast Le Temple d’Améla – l’âme est là.
Aujourd’hui, j’aimerais qu’on parle d’un sujet qui nous concerne absolument toutes : notre corps.
Souvent, nous entretenons avec lui une relation compliquée. On le voit comme un obstacle, comme quelque chose qui nous ralentit, qui nous fatigue, qui nous fait mal… Et parfois même, comme quelque chose qui nous trahit.
Pourtant, si je devais résumer le message de cet épisode en une phrase, ce serait celle-ci : votre corps n’est pas votre ennemi. Il est votre plus grand allié.
Dans cet épisode, je vais vous expliquer pourquoi il est essentiel d’apprendre à écouter les signaux de votre corps avant qu’il ne crie, comment reconnaître ses messages du quotidien, et comment transformer cette écoute en un véritable acte d’amour et de respect envers vous-même.
Avant de commencer, je vous invite à vous abonner au podcast pour ne rien manquer. Et si cet épisode résonne pour vous, laisser un avis est un immense soutien pour faire connaître Améla et toucher d’autres femmes. »*
Mise en situation
*« Je suis presque certaine que vous vous reconnaîtrez dans cette situation.
Vous enchaînez les journées, les rendez-vous, les responsabilités. Vous vous dites : “ça ira”, “je tiendrai encore un peu”, “je m’arrêterai plus tard”.
Et puis un jour, sans prévenir — ou du moins, c’est ce que l’on croit — le corps dit stop.
Cela peut prendre la forme d’une douleur qui s’installe, d’une fatigue écrasante, d’une migraine, de troubles digestifs, ou simplement de cette sensation de ne plus avoir d’énergie pour rien.
À ce moment-là, beaucoup de femmes me disent en consultation : “Je ne comprends pas, mon corps me lâche.”
Pourtant, en tant qu’ostéopathe, je l’observe chaque semaine : le corps ne commence jamais par crier. Il parle d’abord doucement. Et bien souvent, ce sont ces premiers messages que nous avons appris à ignorer.
Et si, au lieu d’attendre le cri, nous apprenions à entendre le chuchotement ? »*
Comprendre les signaux précoces du corps
*« Notre corps communique en permanence avec nous. Il le fait à travers des signaux simples, parfois banals en apparence :
la fatigue persistante, les tensions musculaires, une respiration courte, des troubles du sommeil, des inconforts digestifs, ou encore de petites douleurs répétées.
Le problème, ce n’est pas que ces signaux existent. Le problème, c’est que nous avons appris à les minimiser.
“Ce n’est rien”, “ça va passer”, “c’est normal d’être fatiguée”.
Pourtant, aujourd’hui, les recherches en physiologie du stress montrent clairement que lorsque le système nerveux est sollicité de façon chronique, le corps s’adapte… jusqu’à ne plus y arriver.
Prenons un exemple très concret : un mal de dos qui apparaît chaque soir. Ce n’est pas une fatalité, ni une faiblesse. C’est souvent le signe que la journée a été trop chargée — physiquement, mentalement ou émotionnellement.
Le corps ne cherche pas à nous punir. Il cherche à nous prévenir. »*
️ Pourquoi nous n’écoutons pas
*« Si écouter son corps est si essentiel, pourquoi est-ce si difficile ?
Parce que nous avons grandi dans une culture qui valorise le fait de “tenir bon”. D’être performantes. De faire passer les autres avant nous.
Beaucoup de femmes ont peur d’être perçues comme faibles si elles ralentissent. D’autres ont intégré l’idée que prendre soin d’elles serait égoïste.
Et puis il y a ce fameux “plus tard”. Je m’en occuperai plus tard. Quand j’aurai le temps. Quand ça ira mieux.
Le paradoxe, c’est que ne pas écouter ces signaux coûte bien plus cher à long terme : en énergie, en santé, et en qualité de vie.
Écouter son corps n’est pas une fuite de ses responsabilités. C’est une façon de préserver sa capacité à être pleinement présente, pour soi et pour les autres. »*
Apprendre à écouter son corps concrètement
*« La bonne nouvelle, c’est que l’écoute du corps n’exige pas des heures de pratiques complexes.
Elle commence par de toutes petites choses.
D’abord, créer un moment quotidien, même très court. Cinq minutes pour s’arrêter, respirer, et observer ce qui se passe à l’intérieur. Sentir les zones tendues, la respiration, le rythme du corps.
Ensuite, mettre des mots. Écrire dans un carnet : “Aujourd’hui, je ressens…” Cela permet de relier la sensation à la conscience, et de sortir du mode automatique.
Puis, agir en douceur avant que le corps ne crie : un étirement, un verre d’eau, une respiration profonde, un temps de repos.
J’invite aussi souvent à dialoguer avec la douleur : quand apparaît-elle ? quand s’apaise-t-elle ? à quoi je pense à ce moment-là ? qu’est-ce qu’elle m’empêche de faire ?
Très souvent, la douleur agit comme une limite que nous n’avons pas su poser consciemment. Le corps le fait alors pour nous, dans une forme de protection. »*
Le corps comme messager – regard professionnel
*« Durant mes études, notamment lors des dissections anatomiques, j’ai été profondément marquée par une chose : les tissus gardent la mémoire des tensions d’une vie.
Une émotion vécue intensément provoque une contraction réelle des tissus. Lorsqu’elle se répète, cette contraction devient plus dense, moins mobile.
Le jour où le corps est soumis à un stress supplémentaire, cette zone n’a plus la capacité de s’adapter. Et c’est là que la douleur apparaît.
Ce n’est pas une idée abstraite. C’est une réalité observable dans les tissus.
Le corps fait toujours de son mieux pour s’adapter. Et lorsqu’il n’y arrive plus, il nous envoie un message. »*
Conclusion – intégration
*« J’aimerais que vous reteniez une chose essentielle de cet épisode : votre corps vous parle chaque jour.
Il commence toujours par chuchoter. Et vous avez le choix : l’ignorer… ou l’écouter, et ajuster doucement votre vie.
Pas à pas. Sans pression. Avec bienveillance.
Dans le prochain épisode, nous parlerons de la puissance de notre cycle féminin et de ce que nos rythmes naturels ont à nous enseigner.
Si cet épisode vous a plu, pensez à vous abonner, à laisser une note et un avis, et à le partager à une femme qui en aurait besoin.
Merci de m’avoir écoutée. À très bientôt dans le Temple d’Améla. »*
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